Without Ink
ma vie en RGB.
ma vie en RGB.
Sep 3rd
On pourra pas dire que j’ai surchargé le blog pendant la période estivale de 2010… Hem.
Il me reste très exactement 3 jours de vacances, et déjà, j’ai ce sentiment d’angoisse absurde qui précède la reprise des cours. Pourtant la rentrée c’est sympa : des nouveaux livres, des nouveaux stylos, des petits nouveaux à torturer, vraiment, ça devrait être la fête.
Mais, car il en faut souvent un pour vous pourrir la vie, cette année c’est un peu la dernière. Enfin peut-être. Et c’est un peu ça, cette petite angoisse sournoise, l’impression que c’est la fin d’une époque. Cela dit ça signifie aussi le début (potentiel) de ce moment de la vie fait de boulot, de salaire et de fiches de paye, de cotisations pour la retraite, ou de chômage, allez savoir.
Disons que ça va dépendre de l’IUT de Nancy, s’ils veulent bien de moi pour la licence pro (une “ATC CMPM” – en France il y a un truc qui me sciera toujours, c’est la quantité astronomique d’acronymes), et si j’ai le courage de me déraciner de ma Normandie au profit des Vosges et de Saint Dié.
Voilà, lors on retrouvera après la rentrée, le Festival du Cinéma Américain de Deauville, et le bizutage des nouveaux.
Aug 20th
Maintenant que j’ai totalement perdu ma foi en l’humanité (et je pense que c’est définitif pour le coup) je vais vous raconter mon mois d’Août.
Si y a bien un endroit où observer la race humaine dans toute sa splendeur, c’est bien dans un camping. Parce que figurez-vous que ce mois-ci, je me suis dégottée un poste de placier au camping municipal de mon patelin. Camping 4 étoiles, je tiens à cette précision (c’est important pour la suite) avec environ 380 emplacements, bungalows compris.
Mon job consiste a faire le ménage des locaux de l’accueil, de la salle télé et de la salle de fête/ping-pong (la cerise sur la montagne d’en-merdes), et a accompagner les campeurs jusqu’à leur emplacements (avec un super vélo qui m’a dégommé les mollets – j’ai plein d’ecchymoses)
On y voit de tout : des gens qui utilisent les affiches publicitaires pour se torcher (le PQ c’est trop simple, et en prime on vous laisse le loisir de ramasser les restes – je ne suis pas une âme sensible, mais les sanitaires c’est une des rares endroits qui me retourne les tripes), aux gamins qui se permettent de rentrer dans les communs avec leur vélos boueux, en passant par les vieux qui sont plus que chiant sur le choix de leur emplacement (“non, c’est loin de la mer” – “on est trop exposé au vent” – “on veut des arbres” – “c’est trop petit” – “on est loin des sanitaires” et j’en passe… Madame, quand on ne veut pas marcher, on ne fait pas de camping. Puis les pieds de chaussettes dans les sandales à talon, franchement c’est d’un goût…).
Sans parler des vieux qui vous engueulent parce que leur voisins sont bruyants et qu’en plus ils ne parlent pas français, ou bien parce que vous n’avez pas écrit assez gros que le tournois de pétanque a lieu le 12 août à 15h, et que c’est sur inscription.
Y a aussi ceux qui veulent pas suivre le règlement, et tente de passer les barrière avant 7h ou bien viennent couiner qu’ils ont pas leur codes pour sortir, qu’il faut absoluuuuument qu’ils s’en aillent à 7h12… et qui m’engueulent parce que je ne peux rien faire pour eux, et que l’accueil est jamais ouvert (bah non il ouvre que de 9 à 19h…)
Ce qui me scie le plus, voyez-vous, c’est la capacité qu’ont les gens de faire ailleurs ce qu’ils ne feraient pour rien au monde chez eux, sans parler des gosses qui ont total quartier libre, et tant pis s’ils vous tirent dessus au pistolet à bille (et c’est plutôt douloureux quand ça touche dans le cou!) ou s’ils s’amusent à boucher les urinoirs avec de la terre…
Heureusement que c’est bien rémunérer comme job…
Aug 4th
Aujourd’hui, j’ai appris que les vieux avaient été jeunes avant d’être vieux. Cela veut dire aussi que tout ce qui est jeune risque de devenir vieux.
Ma conception du monde s’en trouve totalement bouleversée.
A part ça, j’avais promis de pas laisser le blog trop mort cet été, mais le sort à voulu que mon mois de Juillet soit palpitant et mouvementé et que mon mois d’Août soit finalement meublé par un petit boulot de saisonnier au camping municipal de Courseulles (et même que j’aime bien ce job!)
Jul 12th
Bon j’avais promis de pas laisser mourir le blog, mais c’est mal parti…
D’une part, ma connexion est capricieuse (on a des soucis de débits avec Orange) et d’autre part je ne suis pas beaucoup chez moi (il fait beau, je profite de passer du temps avec mon D. et donc forcément, je suis bien occupée);
Mais bon, si j’ai le temps de dessiner un peu, je posterai.
Par ailleurs, j’ai ouvert il y a 15 jours maintenant un nouveau blog, à vocation collective, qui explore l’univers culturel geek (si si, y en a un) et que je vous invite à aller visiter : Ethnologeek.fr
Jun 9th
Je suis actuellement en stage dans une boite de conception web (design, hébergement, suivi) à Caen. Comme je suis un parasitaire (une stagiaire, pouha) je bosse sur mon vétéran de portable.
Vétéran agonisant par ailleurs, après 4 ans de bons et loyaux services, son processeur est au bord de la crise cardiaque (en même temps c’est un core duo première génération, qui a tourné à fond pendant 3 ans) et donc forcément, je prie pour qu’il se tienne encore un peu, au moins jusqu’au 2 juillet… (on y croit, on prie, on danse, on chante le gospel, et on acclame tout les dieux qu’on connait, y compris Steve Jobs)
A part ça, ça bosse et donc forcément, le blog est encore un peu mort… Je ferai un effort cet été, c’est promis! (et même des dessins, soyons fous!)
May 27th
Le blockbuster de l’année, une production Caennaise avec 0€ de budget, un scénario format post-it, des effets pas spéciaux, des scènes de combats insoutenables, des acteurs… euh… un acteur hors pair, une bande son inexistante une bande son célèbre, des dialogues profonds, mais aussi des scènes de tragédies qui sauront vous tirer les larmes.
Oui, c’est le court métrage du siècle, inspiré par une célèbre scène du film American Beauty (à voir ici), 4 étudiants de l’IUT de Caen (Adeline L.-M., Claire A., Ismaël B. et moi-même) ont eu 1h30 pour tourner l’intégralité des plans, avec du matériel professionnel (caméra HD, perche micro etc… que de la poilade)
Le montage a été réalisé sous FinalCut Pro.
N’oubliez pas d’éteindre votre portable durant la séance!
May 22nd
J’ai juste voulu faire une recherche, et résultat j’ai passé 20min à jouer à Pac Mac…
Merci Google de fêter les 30 ans de mon camembert préféré!
EDIT des 2 min après : ça m’a rappelé ce site là : Le Corbeau et le Renard (Ou comment perdre du temps de façon complètement improductive)
May 9th
On discutait à table des trucs qui pouvaient nous faire perdre un temps dingue, y a les TOC, mais aussi les habitudes stupides qui font que ça peut nous déboussoler totalement quand il s’agit de faire quelque chose.
Liste non exhaustive :
[...]
Et le pire c’est que la majorité ont trait ou à la nourriture ou à mon pc…
Apr 17th
Voilà un slogan qui représente bien notre société nationale des chemins de fer.
Le week end dernier, je partais explorer une nouvelle ville de France voyez-vous (Laval, dans la Mayenne) il m’a fallut pas moins de 5h30 de transports laborieux pour arriver à destination, à 170km de chez moi, et ce grâce à la SNCF qui avait décidé de faire grève.
J’avais justement choisie de prendre le train pour partir tranquillement, bouquiner, profiter des paysage derrière la vitre… A la place j’ai eu droit à un car à la climatisation frigorifique, avec pas de place pour les jambes. Nous avons raté ma correspondance au Mans, heureusement pour moi il y avait encore des trains qui passaient par Laval. Vous voyez un peu les sas des portes de train? Imaginez donc 8 personnes assises là avec leur valises, parce qu’il n’y a plus de place dans les wagons… Un transport particulièrement confortable donc pour 24€ et non remboursable, puisque vous êtes quand même arrivé à destination, même si c’est 2h plus tard que ce qui était prévu.
Bon ok, je suis arrivée à destination, c’est déjà ça.
Mais quand j’ai voulu rentrer chez moi lundi, pas de train. Rien, nada, que dalle. Un autocar pourri à la rigueur, comme pour mon aller, et encore, aucune garantie d’arriver à destination le jour même, parce que c’est même pas sûr d’avoir un départ du Mans. J’annule donc mon départ. Heureusement pour moi, je suis accueillie, logée et nourrie à Laval. Je me disais que mardi, je pourrais sûrement rentrer chez moi.
Erreur. Toujours pas de train. Soi disant 90% de TER en circulation… j’en conclu que les 10% qui ne circulent pas, sont dans la région Normande.
Me voilà prise en otage par la SNCF. Bon, ça me dérangeait pas plus que ça, hein, c’est les vacances, je suis pas en rush de révision, donc j’en profite, je me repose. En plus je suis en agréable compagnie.
Il aura quand même fallut que je me farcisse un TGV à 40€ (car tant qu’à faire, autant supprimer les TER pas chers) pour aller rejoindre mon paternel sur Paris et ensuite rentrer à Courseulles en voiture. Parce que forcément, la dame de la SNCF qui a annulé mon billet le lundi, ne m’a pas dit que j’aurais pu le garder et le faire valoir sur un itinéraire bis pour rentrer chez moi, sans majoration aucune. Mon billet qui était à 17.30€.
Une prise d’otage avec rançon. Et le pire, c’est que je l’ai payée.
La prochaine fois, je prend la voiture.